Accueil > Société > Santé > La réorganisation en territoire dictée par la loi BACHELOT nuit à la santé (...)

La réorganisation en territoire dictée par la loi BACHELOT nuit à la santé (2)

mardi 30 octobre 2012
Par Pascal Dupas

La CGT n’est pas restée sans rien faire, elle se satisfait d’avoir été en partie
entendue !!!

Avec des premières avancées en Rhône-Alpes : la création des centres de santé, maison de santé en secteur 1 donc pas de dépassement sur le prix des consultations. Avec le tiers payant intégral (sécu + mutuelle) donc pas d’avance d’argent, un guichet de proximité où les usagers pourront trouver la pluri-professionnalité soit des médecins de ville, des kinés, des spécialistes, etc.

Le Gouvernement annonce :
- Le médecin de proximité « porte d’entrée dans le système de santé ».
- Le service public hospitalier : un pilier pour l’organisation des soins réinscrit dans la loi.
- Pour l’égalité dans l’accès aux soins : un tiers payant déployé.
- Des moyens pour les structures du secteur médico-social, notamment pour la prise en charge des personnes âgées.
- L’encadrement des dépassements d’honoraires médicaux.

Mais nous attendons une traduction concrète sur le territoire, c’est urgent car la réalité c’est celle-ci...
- Temps de trajet trop important entre deux structures comme entre l’hôpital de Romans et celui de Valence (50 minutes en heure de pointe).
- Un nombre conséquent de maternités ont fermé (de 1 369 en 1975 à 554 en 2008). La dégradation de l’accès aux soins est telle que des sursis seraient accordés aux maternités menacées de fermer (Belley).
- Les fusions souvent dictées par la pénurie de médecins (gynécos, phtalmos, ORL), la pression des gardes et astreintes incitent au regroupement pour en réduire la charge.
- Dans certains regroupements, résultat de la concurrence des cliniques, le privé domine surtout en chirurgie (MEDIPOLE SAVOIE).
- En chirurgie, 1/4 des blocs opératoires ont un temps d’ouverture trop faible.
- La situation financière des CHU est détériorée car les banques sont réticentes à les soutenir pour qu’ils réalisent leurs investissements (achats de biens médicaux reportés faute de trésorerie) et pour couronner le tout, les agences de notations viennent de
dégrader la note des gros hôpitaux.

Le bilan critique des 90 fusions hospitalières finalisé par l’inspection
générale des affaires sociale rejoint l’analyse de la CGT.


Voir en ligne : La réorganisation en territoire dictée par la loi BACHELOT nuit à la santé (1ère partie))