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Le fret ferroviaire en Rhône Alpes

mardi 27 septembre 2011, par Jean-Raymond MURCIA, Photographie Olivier PERRIRAZ

Depuis 2003, les plans FRET SNCF, dont on connait le triste bilan, ont entraîné la fermeture de nombreuses gares marchandises, de triages, de voies ferrées et la suppression de milliers d’emplois.

Le gou­ver­ne­ment est engagContribution du ceser sur le fret fer­ro­viaireé par l’objec­tif du Grenelle de l’Environnement, désor­mais force de loi, de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 20% d’ici 2020 dans le sec­teur des trans­ports (soit le retour à la situa­tion de 1990).

Or la poli­ti­que des trans­ports mise en œuvre, les choix de la SNCF en décli­nai­son, anéan­tis­sent cet enga­ge­ment.

Ces der­niè­res décen­nies, l’évolution économique de la France carac­té­ri­sée par le recul des indus­tries lour­des et la faible den­sité d’implan­ta­tion indus­trielle dans de nom­breu­ses régions, ont favo­risé le mode rou­tier bien adapté à la demande d’envois fré­quents, de taille réduite, vers des des­ti­na­tions diver­si­fiées.

Le trans­port est un ensem­ble com­plexe logis­ti­que de l’expé­di­teur au des­ti­na­taire final. L’inter­ven­tion publi­que doit inci­ter les char­geurs et les indus­triels à réflé­chir en commun à leurs trans­ports.

Elle doit s’appuyer sur une volonté forte en matière d’infra­struc­tu­res et un concept de logis­ti­que ter­ri­to­riale asso­cié à un sys­tème de pro­duc­tion per­for­mant irri­gant le ter­ri­toire. La pro­duc­tion fer­ro­viaire néces­site donc de trai­ter le drai­nage des ter­ri­toi­res et leur mise en réseau par un sys­tème d’ache­mi­ne­ment massif entre les dif­fé­ren­tes régions fran­çai­ses et euro­péen­nes.

Le pre­mier l’objec­tif que nous devons attein­dre est « l’aug­men­ta­tion de la part modale du fer en créant un pro­duit lotis­se­ment attrac­tif entre grands cen­tres économiques locaux , régio­naux, natio­naux et euro­péens afin d’appor­ter une juste réponse aux atten­tes fon­da­men­ta­les des clients en matière de fia­bi­lité et d’infor­ma­tion ».

Le deuxième objec­tif est l’orga­ni­sa­tion de proxi­mité regrou­pant des gares, des points de des­serte et des ins­tal­la­tions ter­mi­na­les embran­chées d’une même zone géo­gra­phi­que.

Le troi­sième objec­tif est l’orga­ni­sa­tion d’un réseau de points d’échanges munis d’équipements moder­nes soit connec­tés au réseau de l’alliance XRAIL, reliés par des trains mas­sifs régu­liers et caden­cés. Ce projet a été lancé par la SNCF en 2007, sous l’égide de l’Union Internationale des de Chemins fer, et dont l’alliance a été signée le 19 février 2010 par sept entre­pri­ses fer­ro­viai­res euro­péen­nes mais sans la SNCF

Pour redon­ner sa place au fret, la Cgt se satis­fait que l’avis de notre CESR prenne en compte l’orga­ni­sa­tion d’un vrai débat public sur l’avenir du fret. La Cgt y défen­dra sa concep­tion du fret fer­ri­viaire, rap­pe­lée dans sa décla­ra­tion au Ceser, en cohé­rence des reven­di­ca­tions de la Cgt sur le trans­port.

Voir en ligne : Pour plus d’info : dossier sur le fret de la fédération des cheminots

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