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Le très haut débit numérique en Rhône Alpes

mardi 27 septembre 2011
Par Jean-Raymond MURCIA

Le conseil économique, social et environnemental régional a publié une contribution sur l’usage du numérique dans notre Région.

La Cgt, dans son intervention sur la contribution du Ceser, a rappelé que mettre la défense des libertés fondamentales et des droits de l’homme au cœur de la gouvernance de l’internet est un objectif que les autorités françaises doivent se fixer.

La connexion sur internet est un droit pour chacune. Ce droit doit-il être dans les mains d’entreprises privées dont la logique est de faire un maximum de profit où dans les mains d’un véritable service public de la communication, permettant un accès à tous à des coûts abordables ?

Pour accéder à ce droit se pose le problème de la propriété du réseau.

L’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a effectué une estimation du coût global en capital du déploiement de la fibre optique pour tous : environ 25 milliards d’euros.

Ce coût sera pris en charge principalement par le secteur privé. Une part d’investissement public sera indispensable en raison de la faible densité d’une grande partie du territoire français et des coûts de déploiement qui y sont inabordables pour les seuls opérateurs.

En résumé là ou la rentabilité est immédiate le privé finance, là ou il faut investir sans retour immédiat le financement public est appelé.

Pour la CGT, nous veillons à ce que l’accès sur l’ensemble du territoire à tous les produits, y compris les plus modernes soient à un prix abordable respectant la péréquation tarifaire avec une véritable qualité de service rendu.

Afin de permettre l’équité entre les territoires, nous proposons d’aller à la mise en place d’un mécanisme de solidarité basé sur un fonds de péréquation régional, il pourrait être une véritable instance en région, composée d’élus, d’usagers, d’associations, de représentants d’entreprises, employeurs et salariés, de personnes qualifiées, dotée de moyens et de droit d’interventions pour exiger la réponse aux besoins des populations, et contrôler l’utilisation de fonds.