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Plan de relance de la Région AuvergneRhôneAlpes : Pour répondre à l’urgence sociale et environnementale, c’est de coopération et de solidarité dont nous avons besoin, pas de compétition et d’exclusion !

lundi 21 septembre 2020
Par Karine Guichard

C’est par une communication agressive que la Région Auvergne Rhône Alpes a présenté son plan de relance suite à la crise sanitaire. Comme d’habitude, c’est la volonté d’être la première Région, d’ être dans le top 5 de quelques classements, ou en tête d’autres compétitions qui n’intéressent que son président, qui est mise en avant dans cette communication. Plus problématique encore , en accollant des termes utilisés par l’extrême droite , comme « la préférence » régionale ou les « chez nous » , aux besoins de proximité qui se sont exprimés dans cette crise, la vision politicienne et électoraliste retenue met en avant le repli sur soi et l’exclusion quand cette demande de proximité signifie bien davantage besoin de recreer du lien social,de renforcer les solidarités, attention portée aux autres et à l’environnement,....

L’importance des enjeux nécessite plus que jamais coopération et concertation entre les différentes collectivités, les Régions, l’Etat, l’Europe, pas une compétition vaine au profit des "champions" locaux ou prétexte à l’inaction.

S’agissant du plan lui-même, il s’inscrit dans la même ligne idéologique que le plan gouvernemental, faisant des entreprises les garants de l’intérêt collectif. Il appelle donc les mêmes critiques :absence de toute vision stratégique, mutisme sur les services publics, absence de toute conditionnalité et garantie sociale ou environnementale en contre-partie d’argent public, aucune contrainte concernant le versement de dividende ou la création d’emplois.

Il confirme la main mise de la formation professionnelle au service des besoins immédiats des entreprises et non des besoins pour réussir la transition écologique.

Alors qu’il est question d’un « green deal à l’échelle du territoire » , d’« intensifier les investissements pour les mobilités propres », rien n’est prévu pour le ferroviaire, et l’enveloppe "mobilité douce" se réduit à 5m€.

Pour la Cgt, nous avons plus que jamais besoin d’engager le débat vers une réelle rupture économique et sociale pour ré-orienter l’utilisation des fonds publics pour les besoins des habitants, supprimer les inégalités sociales et territoriales, engager l’économie vers des pratiques respectueuses de la nature et de l’humain, et lutter contre le réchauffement climatique et les pollutions en développant les transports collectifs et leur libre accès.