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Introduction à la conférence régionale d’Agnès Naton, secrétaire régionale

mercredi 17 juillet 2019
Par Karine Guichard

Chères, chers camarades,

Je vous souhaite, à mon tour, la bienvenue à la première Conférence Régionale Auvergne-Rhône-Alpes, pour une journée d’exception, voir historique, puisqu’elle acte la naissance de notre nouveau Comité Régional : Le Comité Régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Merci à l’UD du Puy de Dôme et à l’UL de Clermont de nous accueillir dans votre Maison du Peuple et d’avoir contribué avec les salariées et les camarades de nos deux comités régionaux à la logistique de notre conférence.

Un salut fraternel à nos invité.es et plus particulièrement à Philippe Martinez qui nous fait l’honneur et le plaisir d’être parmi nous.

Merci à nos partenaires pour leur confiance et leur fidélité.

Je souhaite également adresser nos remerciements et toute notre reconnaissance à Maître François Dumoulin ainsi qu’à nos deux experts comptables, Pascale Torralba de Sémaphores et Alain Doineau, pour leur accompagnement, leurs conseils dans l’élaboration des délibérations, des statuts et de la charte financière de notre nouveau Comité Régional.

Introduction

Au nom des douze unions départementales, je veux saluer l’ensemble des professions en luttes : Cheminots, gaziers et électriciens, professionnels de santé et de l’action sociale, personnels des EHPAD, du commerce et des services, agents des fonctions publiques, métallos… sans oublier les retraité.es, les chômeurs et l’ensemble des syndicats engagés dans le processus de luttes.

Depuis plusieurs mois, vous occupez les lieux de travail, la rue, les cahiers de revendications bien remplis, pour construire pas à pas l’action collective dans l’unité la plus large, encourager la solidarité entre les travailleurs dans les convergences de lutte. La résistance aux politiques ultralibérales s’organise, s’élargit dans un contexte de lutte de classe et de bataille idéologique sans précédent. Bravo à toutes et à tous pour votre engagement, votre détermination ! A la CGT, on ne lâche rien !

Pour contraindre patronat et gouvernement à réorienter leurs choix politiques, nous avons besoin d’un rapport de force encore plus large. La grève demeure un objectif. Mais nous le savons plus que quiconque, elle ne se décrète pas. Elle appelle des mesures d’organisation, des plans de travail, des AG, des débats, pour décider avec les travailleurs, dans une période où nos syndicats sont aussi préoccupés par les prochaines échéances électorales et la mise en place des CSE. C’est un des enjeux de notre stratégie CGT, pour négocier de manière offensive les protocoles d’accords, pour des droits nouveaux, avec cet ancrage fondamental sur les situations et les conditions de travail, pour la permanence du rapport de force.

Nous luttons et nous gagnons ! Valorisons davantage nos succès, c’est bon pour le moral, et pour démontrer l’utilité de notre syndicalisme que certains s’emploient à dégrader. Quelques exemples :
Après des années de mobilisations rassembleuses, unitaires, sur le territoire la maternité de Saint-Chamond ne fermera pas.
Après une semaine de blocage conduite par un jeune syndicat féminin, les salarié.es de Vente privée.com dans l’Ain, obtiennent des embauches, l’augmentation du pouvoir d’achat et la plus belle des victoires : La dignité !
Chez Praxair dans la Loire, il aura fallu plus de 90 jours de grève aux travailleurs pour gagner le maintien de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et des augmentations de salaires significatives.
Savourons également avec l’Ud de l’Allier, la victoire de notre camarade Laurent Indrusiak relaxé par le tribunal de Montluçon, après une longue procédure judiciaire de plus de 3 ans, pour avoir dénoncé les conditions de travail et de santé des salariés d’Environnement Recycling. L’entreprise, a annoncé faire appel mais sans confirmation à ce jour ! Ce succès est un encouragement à ne jamais se taire car la santé au travail n’est pas négociable ! Ce succès est un encouragement à ne jamais banaliser les atteintes aux droits et libertés, l’exercice du droit syndical. Quand un militant CGT est attaqué, c’est toute la CGT qui est attaquée !!! Laurent tu sais le, tu pourras compter sur ton organisation syndicale pour les batailles à venir. Nous serons tous à tes côtés, comme aux côtés de chaque militant.e inquiété par l’arbitraire patronal.

Le 28 juin, constitue une nouvelle étape du processus de luttes interprofessionnelles.

En AURA, avec les UD et les professions, nous avons décidé, d’un appel régional des professions en lutte à l’adresse du monde du travail, à manifester sur Lyon. Et mettons à profit la période estivale, comme nous le propose la direction confédérale pour préparer une rentrée offensive, en multipliant les plans de travail.

Les bouleversements en territoire réinterroge nos pratiques syndicales, notre structuration et la conception de la confédéralisation.

Les enjeux des transformations des situations de travail, du rôle et de la place de l’industrie, du sens et de la finalité des services publics, de la conquête d’une sécurité sociale santé et professionnelle, d’un statut du travail salarié restent des déterminants d’actions porteurs de rupture avec les choix politiques actuels et de perspective de progrès social.

Des ambitions qui se conjuguent aux combats toujours recommencés pour la reconnaissance des qualifications et une juste rémunération pour vivre dignement de son travail, pour le droit à la santé, et à une retraite décente.

C’est bien porté par cette cohérence revendicative et cette soif d’alternative pour ré enchanter le travail et la vie qu’ensemble, du public ou du privé, privés d’emplois, jeunes et retraités, nous nous retrouvons engagés.

L’histoire du mouvement social témoigne que l’efficacité de notre syndicalisme se mesure aux nombre d’adhérents, à l’organisation collective des travailleurs sur leurs lieux de travail, mais aussi à notre influence électorale et à notre capacité à obtenir des avancées et des conquis sociaux.

Aujourd’hui comme hier, nous devons partir de ces déterminants pour affronter les profondes transformations à l’œuvre dans les organisations du travail et les territoires. Des stratégies de classe afin de maintenir l’ordre établi et la domination, et tendre à anéantir toutes formes de résistance avec pour mot d’ordre éloigner les syndicalistes du travail.

L’accélération des réformes en cours, nous appelle à conjuguer proximité, actions sur le sens, la finalité, la qualité du travail, tout en appréhendant ce qui se joue en territoire. L’heure, aujourd’hui autant qu’hier, n’est pas dans l’opposition des lieux et des temps du combat.

Sous l’impulsion des Etats européens, dont la France, a émergé une nouvelle conception du développement et de l’aménagement du territoire fondée sur la « spécialisation » du territoire. Dans un contexte, marqué par « la concurrence libre et non faussée » les territoires deviennent progressivement le terreau de la politique économique européenne et se trouvent placés dans une situation de concurrence exacerbée au service du capital. Nous devons peser efficacement sur des orientations situées à l’articulation entre les stratégies d’entreprise, celles de l’Etat, des collectivités locales et de l’Europe.

Les enjeux du travail contenus dans la « révolution » numérique, les filières industrielles, la transition énergétique et écologique, l’aménagement du territoire, sont ainsi devenus des défis majeurs dans le combat de classe, pour réorienter la création de richesses au service de tous et de l’intérêt général. Penser les transitions en matière d’emploi, de formation professionnelle et de qualification, la place des services publics ainsi que les moyens de la démocratie au et hors travail sont au cœur des choix politiques pour le développement durable et solidaire des territoires.

Deux voies s’offrent à nous. Celle du capital, avec comme seule alternative la concentration dans des pôles d’excellence, la mise en concurrence des territoires, l’aggravation des inégalités …. ? Ou bien, celle du développement solidaire des territoires pour vivre et travailler dignement en AURA ? La CGT a fait son choix !

Et pourtant nos modes de vies, nos pratiques syndicales et nos modes de structuration sont questionnés dans leur capacité à maîtriser les profondes modifications en cours. Car l’enjeu pour mieux les combattre est de les anticiper, de construire diagnostics, propositions alternatives et mobilisations afin de peser sur les politiques publiques à tous les niveaux.

Les évolutions liées au rôle des régions place le territoire régional comme acteur et décideur sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux ; Ce rôle structurant des régions pour notre vie de travailleur-usager-citoyen, réinterroge forcément notre conception de la Confédéralisation.

L’idée de projets en territoire, réaffirmée à la conférence régionale des UL et à la dernière conférence régionale doit maintenant se concrétiser dans nos pratiques, dans notre activité syndicale en prenant appui sur les comités régionaux. Des lieux de mise en commun des forces professionnelles et territoriales pour aider à construire des projets revendicatifs en territoire, ensemble, et ainsi décupler notre capacité à créer un rapport de force suffisant pour imposer leur prise en compte. Pour coordonner ce travail, nous pouvons aussi nous appuyer sur nos champs professionnels, les mandatés régionaux, les membres du CESER, notre association l’ADEES, mais également, la Confédération, ainsi que sur des compétences extérieures à l’exemple des Instituts du Travail, de nos partenaires de l’expertise.

Un petit retour sur l’histoire de la naissance et l’évolution de la place des territoires et des comités régionaux

C’est le 37ème congrès confédéral, en 1969, qui a traduit dans les statuts l’existence et la mission des comités régionaux, au moment de la régionalisation. La CGT a dès cette époque montré les objectifs visés par le pouvoir et le capital : Assurer leur mainmise sur les régions pour favoriser la pénétration des grands groupes, transférer une part importante des charges financières incombant à l’Etat vers les régions, les départements et les communes, maîtriser l’aménagement du territoire pour répondre aux intérêts du capital et, déjà, assurer la coordination des politiques régionales, au niveau européen….Malgré les multiples réformes leur objectif est le même. L’enjeu pour la CGT n’a jamais été de s’adapter mais de penser l’efficacité CGT en nous dotant d’outils régionaux.

Le 50ème Congrès affiche parmi les orientations, celle d’articuler revendications professionnelles et interprofessionnelles à partir des enjeux régionaux, et il confirme l’émergence du fait régional.

Le 51ème congrès, dans sa première résolution a retenu le principe que les Comités Régionaux CGT deviennent des espaces pertinents pour favoriser la Confédéralisation de l’activité CGT en territoire. Cela suppose notamment que les professions travaillent à conforter ou à créer leur animation professionnelle à l’échelle des territoires pour une participation active aux ambitions revendicatives et de vie syndicale au sein du périmètre régional.

Afin de préparer les débats et décisions à prendre au 52 ème Congrès, le CCN a retenu les pistes de travail suivantes :
-  Préciser le rôle et les missions de chaque structure territoriale ;
-  Harmoniser sans uniformiser le fonctionnement des comités régionaux ;
-  Organiser des conférences territoriales des Unions locales ;
-  Faire progresser la place des fédérations dans l’espace territorial ;
-  Se conformer aux statuts confédéraux et particulièrement son article 13, en actant un seul comité régional par région administrative.

Les étapes du processus de la création de notre comité régional AURA

A l’instant où les unions départementales d’Auvergne-Rhône-Alpes viennent de décider de créer un seul comité régional sur le périmètre de notre région avec deux sites, l’un à Clermont et le second à Lyon, il est important de revenir sur le processus qui a présidé cette évolution.

La création d’un seul comité régional est l’aboutissement d’un long processus de réflexions et de décisions collectives, mené conjointement entre nos deux Comités Régionaux Auvergne et Rhône-Alpes, dans le respect des orientations confédérales.

Nous ne sommes pas les premiers à faire évoluer notre structuration. Les comités régionaux Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi que Bourgogne Franche-Comté ne font plus qu’un, et nous ne serons pas les derniers !

En créant un nouveau comité régional, nous n’avons pas choisi la voie la plus facile, mais c’est le choix politique que nous avons retenu, pour répondre à deux objectifs :
Etablir une égalité entre chaque UD, en recherchant ensemble et collectivement des solutions de fonctionnement, de financement, malgré les distances et nos différences ;
Réunir les conditions pour que chaque Secrétaire général d’UD, devienne dirigeant à part entière de la structure qu’il créée, afin d’y exercer toutes ses responsabilités, individuelle et collective, en lien avec les professions organisées en région.

Echanger, travailler, construire, décider et faire ensemble, c’est non seulement notre objectif, c’est désormais notre règle de vie commune, au service des 82 797 adhérent.es, des 2783 bases et du travail à déployer ensemble pour la syndicalisation et la création de nouvelles bases.

Il est bon de rappeler que rien n’était gagné d’avance. Des questionnements restent et demeurent forcément ! Comment pourrait-il en être autrement dans un contexte aussi complexe qu’aujourd’hui, où le syndicalisme, et particulièrement la CGT, est maltraité, combattu, où les droits syndicaux se raréfient, le nombre de mandatés se réduit.

Pas à pas, nous avons appris à nous connaitre, à apprendre de nos réalités, de nos différences, de nos compétences et de nos richesses. Jour après jour, à partir de nos valeurs et de nos règles de vie, nous avons bâti un cadre dans lequel nous avons retenu ce qui nous rassemble pour être plus forts ensemble.

Avant d’en venir aux étapes qui ont rythmées la création de notre nouvel outil régional, il me semble important de préciser devant vous, le sens et la finalité du comité régional, tel que nous l’avons défini avec les Unions départementales et les professions structurées régionalement, après de très nombreux échanges et à la lumière des travaux de notre première conférence régionale commune fin 2016, à Mably.

Voici les missions retenues et précisées dans les statuts et les délibérations votées à l’unanimité par les 10 UD présentes lors du Bureau Régional des 23 et 24 mai 2O18. Il nous appartient désormais de les faire vivre, tous ensemble :
• Un outil CGT au service de nos organisations, des élue.es et mandaté.es.
• Un outil au service de nos ambitions CGT, de l’utilité et de l’efficacité de notre syndicalisme solidaire, de lutte, de transformation sociale pour peser plus efficacement sur les politiques publiques régionales.
• Un outil de coopération, de mutualisation pour aider à animer et à coordonner l’activité CGT à l’échelle régionale, en favorisant le travailler ensemble, territoires/professions dans la proximité, en lien avec les UL et les syndicats.
• A l’appui de son association d’ADEES et avec le concours des conseillers CESER, un outil d’aide à la réflexion, à la prospective, à la construction de projets revendicatifs, à la formation des militant.es, pour anticiper les mutations du travail, des territoires et ainsi définir notre stratégie CGT.
• Enfin et dans la période, ce n’est pas le moindre des atouts, le comité régional est apprécié pour être un lieu d’écoute, de partage d’expériences, de respiration, de fraternité où l’on se ressource pour les premiers dirigeants des UD et des professions.

J’en viens donc aux principales échéances du processus, construites dans la transparence et le travail collectif durant ces trois dernières années.

C’est en 2015, que les douze Unions Départementales constitutives de nos deux comités régionaux et qui en assurent la direction, ont amorcé un travail en commun, anticipant la fusion des régions et par conséquent des différentes structures institutionnelles, administratives, associatives, syndicales au 1er janvier 2016.

Considérant ce « big-bang » territorial et législatif à venir, ses effets concrets pour les travailleurs, usagers, citoyens et pour la nouvelle organisation de l’Etat en territoire, la CGT a travaillé à anticiper ces bouleversements. Elle et a su prendre le temps de s’interroger sur elle-même pour décider des dispositions en accord avec les orientations notre Confédération.

C’est ainsi que le Comité Régional Auvergne, puis le Comité Régional Rhône-Alpes, ont délibéré et ont décidé d’un rapprochement de nos deux Comités Régionaux, respectivement, les 4 et 5 juin 2015 puis le 24 juin 2015. Il est bon de rappeler que nos camarades auvergnats ont été précurseurs, en décidant les premiers de notre rapprochement.

Nous avons alors amorcé ce travail ensemble avec la désignation des nouveaux mandatés régionaux. Puis nous avons organisé des temps de formation dans les UD pour favoriser l’appropriation des évolutions et leurs conséquences, afin de pouvoir peser plus efficacement sur les politiques publiques et patronales en région.

En Rhône-Alpes, les 2 et 3 mars 2016, s’est tenue la conférence régionale des Unions Locales, après plusieurs mois de préparation. Des réunions de travail sous l’égide des UD nous ont permis de rencontré la quasi-totalité des 90 Unions Locales, afin de recenser les besoins et les attentes, mais aussi d’identifier les possibles évolutions structurelles. Une feuille de route a été validée lors de ces deux journées, avec l’engagement pour chaque UD de programmer une conférence départementale des UL. Elle s’est concrétisée dans le Puy de Dôme, en Isère et d’autres sont en gestation.

C’est avec cette volonté de porter le plus grand soin à notre organisation en proximité, que nous avons engagé la préparation de la Conférence régionale Commune Auvergne-Rhône-Alpes, les 8 et 9 décembre 2016 à Mably, au sein de chaque union départementale.

Près de 1200 militantes et militants ont participé aux débats préparatoires. Elles et ils ont pu exprimer leurs attentes vis-à-vis du comité régional, la nécessité de clarifier le rôle et la place de chaque structure, leurs doutes, leurs convictions comme leurs désaccords. Avec par exemple, la crainte de l’éloignement des réalités, de la proximité et que le Comité Régional puisse remplacer l’UD ou l’UL. Crainte également que les moyens humains et syndicaux en forte réduction ne suffisent plus pour faire fonctionner l’ensemble de nos structures. L’incompréhension et le désaccord se sont parfois exprimés contre l’adaptation de nos comités régionaux au nouveau périmètre administratif.

Les 350 participant.es à la conférence, ont confirmé très largement l’utilité du Comité régional et ont validé une feuille de route. Celle-ci a défini une démarche régionale commune et des axes de travail porter une ambition de transformation sociale ensemble : Unir, construire, agir pour des territoires solidaires en AURA. Une équipe et deux collectifs ont été désignés : « financement et statuts » et « fonctionnement ».

D’une Conférence à l’autre, durant ces 18 mois, nous avons fait le choix de travailler plus étroitement en tenant nos réunions statutaires et de secrétariat ensemble.

Et enfin, c’est, lors d’un Bureau Régional commun en date du 27 novembre 2017 que les Secrétaires généraux ont convenu du principe de la création d’un Comité Régional CGT Auvergne – Rhône-Alpes (AURA) et d’une Conférence Régionale constituante le 26 juin 2018 à Clermont-Ferrand. Et, en conformité avec les statuts de la Confédération CGT, les 22 et 23 mai, les Unions Départementales ont voté la création au 1er juillet 2018, les statuts de notre nouveau comité régional, la dissolution au 31 décembre 2018 des deux comités régionaux actuels et ont élu le secrétariat.

Premier bilan d’activité de la feuille de route validée à Mably en décembre 2016

Nous voilà donc réunis aujourd’hui à Clermont-Ferrand, officiellement, CGT Auvergne-Rhône-Alpes.

Et notre première Conférence régionale AURA va devoir à la fois tirer le bilan d’activité de la feuille de route validée ensemble à Mably, mais aussi l’enrichir à partir de nos échanges, de vos attentes et propositions qui ne vont pas manquer de s’exprimer tout au long de la journée.

Au sujet du bilan de la feuille de route (dont vous trouverez un exemplaire dans vos pochette), nous avons au cours du premier semestre 2018, interrogé les membres des CE d’UD sur la manière dont ils avaient mis en œuvre les axes de travail. Je vous livre quelques éléments issus des échanges qui serviront à alimenter notre premier débat de la matinée.

Lors des CE d’UD, nous avons pu constater à quel point les militantes, militants méconnaissent le rôle du comité régional, mais aussi les transformations législatives, institutionnelles régionales et leurs conséquences sur le travail, l’organisation de la vie en territoire et leur développement. Les projets revendicatifs communs professions /territoires peinent à se construire ensemble.

Force est de constater qu’il nous reste du travail pour mieux articuler nos objectifs revendicatifs, du lieu de travail où émerge le besoin, la revendication, à l’échelon régional où se prennent les décisions en lien avec les UL, les UD, les professions, afin de faire progresser le rôle spécifique du comité régional. C’est vrai pour les enjeux de santé, de transports, d’enseignement supérieur, de transition énergétique et écologique, de stratégie industrielle et des filières et des enjeux de formation professionnelle. Les débats organisés sur cette question ont été particulièrement appréciés.

Des journées d’étude thématiques sont sollicitées ainsi que des formations pour conduire un projet. C’est le cas, des projets industriels. En dehors de la SEITA et des ACC à Clermont, nous n’avons guère progressé.

La création de l’Union Interfédérale des transports en 2018, est jugée positive pour travailler ensemble à la réponse aux besoins en matière de mobilité et de transports. Des propositions pour une convention TER alternative et les petites lignes ont été élaborées par les trois secteurs fédéraux des cheminots, en lien avec les conseillers CESER et le Comité régional. Il reste et demeure un travail croisé à engager sur chaque territoire pour mettre en débat les propositions qui concernent le territoire dans les syndicats et avec les UL, dans l’espace public en associant les usagers. Car nous le savons, nous avons besoin de larges mobilisations pour faire bouger les lignes sur cet enjeu aussi structurant pour l’ensemble des auvergnats et des Rhône-Alpins.

Concernant, les conseillers CESER, leur travail est apprécié lorsqu’il est connu. Nous avons convenu de l’importance d’un lien plus étroit avec les UD, UL, les professions, afin d’échanger sur le travail des conseillers et inversement, les travaux du CESER doivent pouvoir venir alimenter le travail revendicatif plus régulièrement et en anticipation. C’est aussi une bonne façon de travailler à l’appropriation des choix politiques en région.

En lien direct avec la loi Macron, la formation régionale de fin janvier 2018, articulant connaissances des ordonnances et stratégie CGT a été également permis aux UD de mieux intégrer les enjeux stratégiques dans leurs journées d’étude. Une plateforme numérique régionale est en cours de réalisation et devrait permettre de mettre à disposition des outils pratiques aux UD, UL, mandaté.es et de mieux communiquer et coordonner nos efforts sur le sujet en lien avec l’enjeu des élections.

Le rôle du comité régional a été salué sur la question des observatoires départementaux, issus de la loi Macron. Nous sommes la seule région à déposer un recours au TA sur le mode de calcul de représentativité retenue par le ministère du travail. Une coordination des mandatés dans ces instances en lien avec les mandatés CPRI et CPRIA est sollicitée et se mettra en place à la rentrée.

La journée d’étude proposée par le collectif confédéral sur la représentativité et la reconquête de l’enjeu électoral aura permis à chaque UD de décider d’en faire un axe de travail décisif autour de cibles identifiées. Cela a été aussi l’occasion de prendre conscience du périmètre régional de nombre d’entreprises, ce qui entraine la nécessité pour gagner d’un travailler ensemble entre UD et professions. Le collectif régional mis en place pour coordonner la campagne électorale dans les fonctions publiques vous fera des propositions, cet après-midi. Une chose est sûre, le 6 décembre c’est bien tous ensemble que nous gagnerons un vote CGT massif et notre première place d’organisation syndicale dans le pays !

S’agissant des activités structurantes de nos collectifs de direction d’UD pour améliorer la qualité de vie syndicale, à l’exemple de formation syndicale, communication, trésorerie, les militant.es concerné.es sollicitent des rencontres régulières avec les autres camarades en responsabilité, afin de ne pas se sentir isolé.es dans sa responsabilité, pouvoir partager leurs expériences, les bonnes pratiques, envisager des mutualisations et surtout être utile et efficace.

Concernant la formation syndicale, l’objectif de régionaliser des formations de formateurs multi-sujets et de coordonner celles initiant à la démarche syndicale à partir du travail est largement partagé.

Sur les ICT, retenant l’enjeu majeur que constitue leur syndicalisation, nous avons décidé d’organiser des débats en CE d’UD afin de mettre en place des plans de travails ciblés et atteignables. Une seule UD a pris une initiative.

Dans l’ensemble, les contributions des camarades des UD, ont conforté le rôle et le travail à réaliser avec le comité régional et les attentes en sa direction en termes de coopération, de partage, de formation, de ressources, d’aide à l’anticipation, de coordination et de mutualisation. En deux mots un comité régional utile aux organisations, utile pour la cohérence revendicative d’une CGT qui travaille, ensemble en POUR ; Une CGT rassemblée, bienveillante, qui redonne de l’espoir, de la confiance et qui offre des perspectives pour vivre et travailler dignement en AURA.

C’est certainement l’ambition de chacune et de chacun à nous, c’est l’ambition que nous vous proposons de faire vivre, et de faire rayonner tous ensemble avec notre AURA ! Avec la fierté de l’esprit de résistance qui nous anime, avec l’esprit de lutte et de conquête qui nous caractérise, pour des lendemains qui chantent et qui chantent juste pour la justice et le progrès social !

Vive la CGT ! Vive notre première conférence régionale Auvergne-Rhône-Alpes !