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Intervention Cgt au Ceser sur "le plan Marshall pour les Lycées" programme d’investissement

mercredi 27 septembre 2017
Par Lise Bouveret

Le budget de l’entretien et de la construction des lycées représente plus de 20% du budget régional, c’est dire l’importance que revêt un plan pluriannuel d’investissement. Or, le rapport présenté par l’exécutif « un plan Marshall pour nos lycées » est avant un outil de communication.

Il ne donne aucun élément permettant de donner un avis éclairé sur les choix opérés.
Nombre de lycées de notre région sont en mauvais état : 70% des établissements des établissements en service aujourd’hui ont été transférés de l’Etat au moment de la décentralisation, après des années d’absence d’investissement. Nos deux régions ont dû engager des budgets importants qui ont été, durant deux mandats équivalents à celui qui est annoncé par M. Wauquiez : rien à voir donc avec un plan Marshall !

Les résultats tirés de l’audit technique réalisé par le cabinet APAVE et celle des services de la Région nous donnent des chiffres approximatifs en pourcentage et en proportion sont trop généraux pour une appréciation juste de la situation. Signalons, cependant que les CA des lycées n’ont été ni informés ni audités dans le cadre de ces études, y compris les établissements en situation d’urgence qui ont pourtant alerté l’exécutif dès son installation.

On peut s’interroger sur la décision de geler toutes les opérations prévues dans le précédent PPI de Rhône-Alpes et de ne réaliser quasiment aucuns travaux pendant près de deux ans malgré les sollicitations répétées des établissements concernés.
Financer l’investissement plutôt que le fonctionnement est le nouveau dogme : consigne est donc donnée aux établissements d’inclure les opérations de maintenance courante dans le PPI, or les agents des lycées réalisaient fréquemment, notamment pendant les vacances des travaux qui contribuaient à empêcher la dégradation des bâtiments.

Et nous apprenons dans le bilan social de la collectivité présenté au dernier CTP que 894 postes d’agents ont disparu au cours de l’année 2016, que des contractuels ne sont engagés que pendant le temps scolaire : voilà comment est réduit le budget de fonctionnement !

Beaucoup de flou dans ce rapport, comme l’indique l’avis. Nous sommes interrogatifs sur les engagements dans les lycées privés : nous voudrions avoir la certitude que chaque lycéen se verra proposer une place convenable dans le service public de l’Education. Nous n’avons aucune information sur les choix en matière de restauration : cuisines des lycées construites ou rénovées ou bien délégation au privé ?

Dans le rapport sur les orientations budgétaires, il n’est question pour les lycées que des équipements de sécurité dont la réalisation pose d’importants problèmes d’organisation de la vie des lycées qui ne semblent pas être entendus.
Manque de transparence, absence de concertation, mépris de notre assemblée, l’avis le dit , même si c’est en termes en termes plus modérés. Nous le voterons donc.