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Pour un service publique de l’éducation : des moyens pour tous nos lycées !

vendredi 2 septembre 2016
Par Karine Guichard

Le choix assumé d’une politique libérale de casse des services publics, les mesures d’austérité prônées par la région entraînent une dégradation des conditions de travail de tous les personnels et donc des élèves. Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, l’éducation doit être une priorité !

Pour des dotations régionales suffisantes !

Les dotations de fonctionnement de 454 millions, en baisse de 9 millions du budget votés par la majorité du conseil régional, le 14 avril 2016 ne permettent pas d’assurer le fonctionnement réel des établissements (entretien des locaux, chauffage, matériel – machines et fournitures pour les Lycées Professionnels, moyens de reprographie…).

La réforme de la taxe d’apprentissage a encore aggravé la situation : avec le dogme du « tout apprentissage », la région, en affectant au CFA l’essentiel de la taxe d’apprentissage, asphyxie les Lycées Professionnels, Techniques et les SEGPA… Alors que 2/3 des élèves de niveaux BEP et CAP sont dans les lycées, ces établissements touchent moins de taxe d’apprentissage que les CFA !

Ce que veut la CGT :
• L’équité de traitement entre les établissements
• Une dotation état région suffisante pour en assumer le bon fonctionnement. Plutôt que d’investir des millions dans une opération de communication autour des portiques d’accès, qui ne résoudront aucun problèmes, nous voulons des moyens pour répondre aux problèmes concrets : fuites de toiture, chauffage en panne, classes à 14 degrés faute d’isolation adéquates...

Non a la mutualisation, à la privatisation, à la sous-traitance des services de restauration, de maintenance et d’entretien !

Dans nos établissements, les postes d’agents techniques et d’accueil sont insuffisants. Les conditions de travail, la santé des personnels se dégradent, la qualité du service aussi, malgré leur engagement.

La mutualisation n’est pas une solution : elle conduit à une réduction du nombre de
personnel et diminue la qualité du service rendu !
La privatisation n’est pas une solution : les coûts s’envolent pour les usagers, les emplois sont de plus en plus précaires !

Ce que veut la CGT :
• L’ embauche d’agents régions en nombre suffisant pour assurer les tâches réelles, le remplacement des personnels, et un service de qualité.

Les crédits culturels doivent être augmentés et non diminués

Les crédits régionaux permettant des projets pédagogiques et culturels dans nos établissements sont en perpétuelle diminution. La pédagogie, l’ouverture culturelle, sont au coeur de l’éducation.

Carte de formation : non à la désertification !

Le pilotage de la carte des formations est accordé aux régions. Les conséquences se font déjà ressentir, la région Auvergne-Rhône -Alpes ferme des formations publiques dans certaines zones rurales ou refuse d’en ouvrir malgré la demande, au motif qu’elles existent dans le privé même si l’usager se trouve à plus d’une heure de route.

Plus globalement, la tendance est de fermer des formations dans le public qui assurent une réelle insertion professionnelle, pour les transférer au privé ou aux CFA. Cette casse du service public n’est pas acceptable !