Accueil > Société > Vieillissement > Rester en bonne santé, pouvoir se soigner, source du bien vieillir est une (...)

Rester en bonne santé, pouvoir se soigner, source du bien vieillir est une priorité

lundi 4 mai 2015
Par Karine Guichard

Aujourd’hui, c’est le parcours du combattant, inégalité d’accès dans le méandre des dispositifs, inégalité de prise en charge selon les territoires, inégalité des droits.

Pour construire une offre de service de proximité adaptée aux besoins de chacun, il faut

✓ Organiser en proximité sur les territoires une réponse plus globale, mieux coordonnée face aux demandes sociales des populations comme des salariés.
✓ Envisager un mode de guichet unique, territorialisé à l’échelle des bassins de vie permettant aux usagers :
➤ de constituer leur demande sur ses besoins
➤ de construire l’accès à une offre diversifiée,
coordonnée et cohérente
➤ d’assurer les financements nécessaires des services fournis
➤ il faut que l’usager ou sa famille ait un vrai choix dans la prise en charge entre l’hébergement ou le maintien à domicile et un choix imposé par le coût pesant sur les familles.
✓ Favoriser les complémentarités de l’offre, les cofinancements en coordonnant, mutualisant, mettant en réseau ce qui existe : CCAS, associations, EHPAD, MDR, SSIAD..., l’ensemble de ces structures relevant du sanitaire et du médico-social peuvent constituer le service public dont les salariés et les usagers ont besoin.

De nouvelles régulations sont impératives et relèvent de choix de société

✓ Sortir du marchand et insérer l’aide à domicile dans le secteur sanitaire et social.
✓ Initier un rapprochement associatif et services publics (médico-social/santé/CCAS) et dans l’immédiat faire le choix du prestataire sans but lucratif.
✓ Améliorer les garanties collectives pour l’ensemble des salariés du champ professionnel au travers du statut et d’une convention collective unique.
✓ La régulation de la demande, de l’offre, de la qualité du service et de l’emploi pose l’enjeu du financement basé sur la solidarité nationale et dans l’immédiat :
➤ régulation à la hausse et harmonisation des tarifications des Conseils Généraux
➤ le financement des 3 milliards d’aides publiques affectées sans aucune légitimité aux services marchands de conforts, via les niches fiscales, sont à redéployer sur les services à vocation sociale.

La prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie doit demeurer dans le secteur de la branche maladie de la sécurité sociale

La prise en charge des personnes âgées dépend du secteur médico-social dont le financement, de plus en plus inégalitaire, doit être revisité, afin de le rendre plus solidaire, plus opérationnel (APA, sécurité sociale, caisse de retraite, mutuelle, lundi de Pentecôte, usager).

La CGT propose de sortir de la seule logique de solvabilité individuelle pour une prise en charge publique et solidaire. Pour répondre aux besoins maintenant ainsi que pour les générations futures, une nouvelle dynamique de financement de la sécurité sociale est à engager.

La Cgt réaffime la priorité à l’emploi, à la revalorisation des salaires

Conditions pour pallier l’insuffisance de cotisations, celles-ci demeurant la clé de voute du financement.

Stop aux exonérations (en 2010 avec 91 niches fiscales), les entreprises ont bénéficié d’exonérations à hauteur de 66 milliards d’euros soit 15% des recettes de la sécu.

La Cgt propose de transformer la Csg qui représente 1/5 des recettes de la sécurité sociale

En créant une contribution sur les revenus financiers des entreprises (actuellement exclus du calcul) à hauteur de la cotisation salariale, en gelant puis en diminuant progressivement les taux sur les revenus des salariés et des retraités, en augmentant ceux sur les revenus financiers et du patrimoine.

Une nécessaire réforme fiscale

Opposée à une fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, elle revendique la progressivité de l’impôt sur le revenu et la modulation du taux d’imposition selon le comportement des entreprises, pour inciter à développer l’emploi de qualité, les investissements plutôt que les dividendes des actionnaires.

Aide sociales adressées aux personnes âgées et sous critères de ressouces : 5 milliards d’€

A développer dans le sens d’un grand service public

Aides aux personnes âgées sur la base d’exonérations fiscales : 3 milliards d’€

A transformer en aide sociale

Niches fiscales bénéficiant aux ménages actifs aisés : 3 milliards d’€

A transformer en aide sociale